PIRAT-CORMIER

Analyse du dépérissement des cormiers dans les systèmes agroforestiers méditerranéens

Durée : 2020 - 2021
Programme : Conseil départemental de l'Hérault
Portée : Nationale
Dépérissement
Agroforesterie
Sécheresse
Architecture
Système racinaire
Provenance

Le cormier est, avec le noyer hybride, l’une des deux principales essences d’arbres plantée sur le site expérimental agroforestier de Restinclières (Prades le lez, Hérault). C’est une essence de bois précieux, supposée peu exigeante en eau et tolérant des conditions de croissance contraignantes. En dépit de cette rusticité, les cormiers sont en état de dépérissement sur la majorité des parcelles. L’objectif de cette étude est d’identifier le ou les facteurs à l’origine du dépérissement des arbres et de décrire ce processus en s’appuyant, entre autres, sur l’analyse de leur architecture aérienne et souterraine.

Les cormiers ont été plantés en 1996 à différentes densités (forestière et agroforestière), sur deux types de sol et associés, dans les parcelles agroforestières et en fonction de la nature du sol, à la vigne ou à des cultures annuelles. Dans le cadre du programme de recherche mené à l’époque par l’INRA sur la multiplication végétative et sexuée du Cormier, les différentes parcelles de Cormier de Restinclières ont aussi constitué des plantations comparatives de provenances. A notre connaissance, aucun suivi de ces parcelles n’a été réalisé depuis 2002 (Bariteau 2002). Cette étude permettra donc aussi de dresser un bilan à long terme du dispositif et d’identifier la ou les provenances les plus aptes à se développer dans un contexte agroforestier méditerranéen d’aridité croissante. Elle sera structurée autour des questions suivantes :

  • Y a-t-il un effet de la provenance des arbres sur leur taux de dépérissement? Si oui, ce degré de dépérissement, relevé selon la méthode DIAGARCHI (Sabatier, et al. 2014), sera mis en relation avec les données bioclimatiques des provenances (données IFN par exemple).
  • Le taux de dépérissement des arbres estil variable au sein et entre les parcelles ? L’étudiant disposera d’une première série de données sur les variations de température de l’air, d’humidité du sol et de profondeur de la nappe au cours des saisons et à différentes positions au sein des parcelles étudiées, ainsi que d’analyses de sol réalisées lors de l’installation des piézomètres.
  • Quels sont les traits architecturaux et fonctionnels, aériens et souterrains, discriminants les individus les plus contrastés en terme de performances ? Une attention particulière sera portée sur les traits liés directement ou indirectement à la résistance au stress hydrique : estce que, par exemple, la stratégie de croissance et d'allocation de biomasse (tige, racine ; exploration, exploitation), ou la plasticité de cette stratégie, jouent un rôle dans la résistance au stress hydrique ? Nous nous appuierons sur des marqueurs architecturaux pour estimer de manière rétrospective (Taugourdeau, et al. 2012) la dynamique d’allongement, de ramification et de mortalité des axes (aériens et souterrains) et en déduire l’évolution des stratégies d’acquisition et d’exploitation des ressources au cours du temps. Des relevés au lidar terrestre pourront être réalisés afin de faciliter l’estimation d'un certain nombre de paramètres (Lau, et al. 2018).

COLLABORATIONS

  • UMR ABSys